Ressource n° 22
Source : www.cybermalveillance.gouv.fr • Lien vers la brochure en ligne

Le cyberharcèlement

Définition

Le cyberharcèlement consiste en des agissements malveillants répétés, dans un cadre public ou restreint, qui peuvent prendre différentes formes : intimidations, insultes, menaces, rumeurs, publication de photos ou vidéos compromettantes, etc. Ils peuvent être le fait d’une seule personne ou de plusieurs individus et se dérouler sur les réseaux sociaux, messageries, forums, blogs, etc. Les conséquences du cyberharcèlement peuvent être dramatiques pour les victimes : dépression, décrochage scolaire ou professionnel, troubles psychologiques ou émotionnels, violence, suicide, etc. Le cyberharcèlement est puni par la loi qui prévoit de lourdes sanctions contre ses auteurs.

Si vous êtes victime

NE RÉPONDEZ PAS aux commentaires ou aux messages malveillants. Vous risqueriez d’empirer la situation en y montrant de l’intérêt.

PARLEZ-EN À UN TIERS DE CONFIANCE (parent, ami, enseignant...) car il est important de ne pas garder cela pour soi et ne pas rester isolé.

CONSERVEZ LES PREUVES (captures d’écran, messages et informations liées aux auteurs du cyberharcèlement) qui pourront vous servir pour signaler les faits.

VERROUILLEZ VOS COMPTES DE RÉSEAUX SOCIAUX en modifiant leurs paramètres de confidentialité pour en restreindre la visibilité et bloquez les auteurs des messages harcelants.

SIGNALEZ LES FAITS, CONTENUS OU COMPORTEMENTS ILLICITES AUPRÈS DES PLATEFORMES CONCERNÉES. Exemples de liens de signalement : Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram, Snapchat, TikTok, WhatsApp, YouTube.

DEMANDEZ À CE QUE LES CONTENUS HARCELANTS NE SOIENT PLUS RÉFÉRENCÉS par les moteurs de recherche : Bing, Qwant, Google, Yahoo, autres.

SIGNALEZ LES FAITS SUR LA PLATEFORME DÉDIÉE DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR en cas d’injure, de diffamation, de menace, d’incitation à la haine, à la discrimination, à la violence ou de mise en danger : Internet-signalement.gouv.fr.

DÉPOSEZ PLAINTE au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie ou encore par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire dont vous dépendez.

POUR PLUS DE CONSEILS ET D’ASSISTANCE, CONTACTEZ LE 3018 (service et appel gratuit), ligne nationale d’écoute et de conseil anonyme et confidentielle destinée aux personnes confrontées à des situations de cyberharcèlement et qui peut également intervenir auprès des réseaux sociaux pour faire supprimer des contenus préjudiciables.

Mesures préventives

Vérifiez les paramètres de confidentialité de vos comptes en ligne qui sont souvent visibles par tous par défaut. Restreignez la visibilité de vos informations personnelles et de vos publi-cations aux seules personnes que vous auto-risez dans les paramètres de configuration de vos réseaux sociaux.
Ne renseignez votre profil qu’avec le minimum d’informations nécessaires. Mesurez l’utilité de communiquer toute information qui n’est pas obligatoire (date de naissance, lieu de résidence...).
Maîtrisez vos cercles de connaissances en dis-tinguant les différents groupes ou personnes avec lesquels vous échangez et ce que vous partagez avec eux.
Faites attention à qui vous parlez et soyez vigilant face aux demandes de contact d’inconnus ou de personnes que vous ne connaissez pas vraiment ou encore celles dont l’identité a pu être usurpée.
Maîtrisez vos publications qui peuvent vous échapper et être rediffusées ou interprétées au-delà de ce que vous envisagiez.
Soyez vigilant lorsque vous communiquez des informations personnelles, intimes ou sensibles. De même s’il s’agit d’informations concernant d’autres personnes.
Faites preuve de discernement avec certaines informations relayées et vérifiez-les. Elles peuvent être partiellement ou totalement fausses, délibérément ou non, et avoir de graves conséquences pour vous ou les personnes qui en sont le sujet

Les infractions

En fonction du cas d’espèce, les infractions suivantes peuvent être retenues :

Selon la forme et les moyens des agissements de l’auteur ou des auteurs de cyberharcèlement :